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CONNAISSANCE
ou
OBÉISSANCE ?
GASTON RACINE
YANETZ Ltd.
Jérusalem, Israël
GASTON RACINE
Né en Suisse en 1917, de descendance
huguenote, il se convertit à l
'
âge de 14 ans où il eut
une vision particulière de l'unité des chrétiens.
Arrêté en pleine jeunesse par la maladie, il
apprit à l
'
école de la souffrance à renoncer à ses
plans et ses projets les plus chers pour se soumettre
à la volonté de Dieu.
Après plus de 40 ans de ministère pastoral et
d'enseignement biblique dans divers pays du
monde, tout en restant foncièrement attaché à la
révélation divine telle qu
'
elle est attestée dans
1
'
Ecri-ture Sainte, Gaston Racine demeure
humblement disponible pour servir Son Dieu où Il
veut, comme Il veut et quand Il veut.
Pour accomplir cette vocation, depuis 1947,
Gaston Racine ne dépend d
'
aucune église
particulière.
Publié par
Yanetz Ltd. B. P. 151 Jérusalem, Israël
CONNAISSANCE
ou OBÉISSANCE?
1. La folie d'une science sans Dieu.
Sans contredit, la connaissance de Dieu
surpasse toute science, car elle apporte à l'homme
mortel la vie éternelle.
Ne pas connaître Dieu dans ce monde, c'est
être mort à toute vie spirituelle véritable. C'est être
ici-bas comme des animaux et même dans une
situation inférieure à la leur, car, ainsi que le dit
Ésaïe le prophète :
"le boeuf conne son possesseur
et 1
'
âne la crèche de son maître"
Mais un peuple qui vit sans Dieu ne connaît ni
son origine ni sa destinée.
Ne pas connaître Dieu, c'est n'avoir pas
encore pris conscience de notre existence propre et
c'est ignorer également celle des autres.
Être homme de science et s'imaginer savoir
quelque chose en dehors de Dieu, c'est encore ne
rien connaître comme on doit connaitre. (I.Cor.
8v2). C'est vivre dans les hypothèses. Or, une
hypothèse, même scientifique, reste une hypothèse.
En rester là c'est ne rien comprendre au monde et à
la nature. C'est être privé de la con-naissance
essentielle et tout ignorer du passé, du présent, de
l'avenir. C'est marcher comme des aveugles
tâtonnant le long d'un mur et trébucher en plein jour
comme au crépuscule, c'est baigner dans les
ténèbres comme les morts et ignorer le bonheur.
(Ésaïe 59v9-11).
En dehors de la connaissance et de la crainte
de Dieu, tout est vanité... rien n'existe; c'est, si je
puis m'exprimer ainsi, LÉ NÉANT PRESENT.
En effet, le néant n'est ni derrière, ni devant
l
'
homme sans Dieu. Le néant pour lui, C'EST
MAINTENANT. Ne connaissant pas Dieu, il n'est
rien, ne sait rien, ne peut rien.
Toute la science des hommes, toute leur
sagesse, est une folie. Leurs lumières sont des
ténèbres. Leurs vérités des mensonges. Malgré les
facultés dont ils se glorifient, ils sont sans
intelligence. Malgré leur force dont ils se prévalent,
ils sont sans puissance. Malgré leurs oeuvres dont
ils s'enorgueillissent, ils sont sans bonté, sans
justice, sans vérité et surtout sans charité. Ils ne
connaissent point la voie de la paix. Rien de ce
qu'ils font n'est vraiment utile et aucun d'eux ne
parvient à une gloire éternelle. Ils ont l'illusion de
vivre, mais ils sont déjà morts.
Vous devez penser que j'exagère. Pourtant, ce
que je viens de dire n'est pas de moi, mais exprime
la pensée de Dieu au sujet de l'homme telle que
l'Écriture sainte nous la révèle. (Rom. 3v10-19)
Vous me direz cependant :
"
Comment
pouvez-vous laisser croire qu'en dehors de la
connaissance de Dieu, il n'existe aucune science
véritable? Ne savez-vous pas que de nombreux
savants sont des incroyants? Pourtant, vous ne
pouvez pas nier qu'ils possèdent des connaissances
que vous n avez pas!"
Ce n'est pas être humble de reconnaître ses
limites et d'estimer son prochain supérieur à soi-
même. C'est simplement raisonnable.
Nous osons pourtant demander ce que ces
savants incrédules ont réellement trouvé de
nouveau? Quand vous aurez écarté toutes les
hypothèses et les probabilités scientifiques, que
reste-t-il comme faits scientifiques acquis, que la
Bible elle-même n'ait pas mentionnés avant eux?
Citons seulement deux exemples :
Nous ne voulons pas contester que les anciens
croyaient la terre plate, mais nous affirmons que la
Bible n'a jamais dit chose pareille...Si l'inquisition
avait été plus versée dans les Écritures, elle n'aurait
pas fait abjurer à genoux Galilée devant elle, mais
se serait souvenue de ce que Job déclarait au temps
des patriarches :
"Il étend le nord sur le vide. Il suspend la
terre au-dessus du néant." (Job 26v7).
De même, ce n
'
est qu'aujourd
'
hui, au siècle
des découvertes atomiques, que les savants
incrédules sont contraints d'admettre le bien-fondé
d'un texte de l'apôtre Pierre qui écrivait, au premier
siècle de notre ère :
"Le jour du Seigneur viendra comme un
voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas,
les éléments embrasés seront dissociés, et la terre
avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée.
Puisque donc toutes ces choses doivent se
dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de
votre conduite et votre piété, attendant et hâtant
l'avènement du jour de Dieu, jour d cause duquel
les cieux enflammés se dissoudront et les éléments
embrasés se fondront." (2Pierre 3v10)
Pierre avait-il des connaissances scientifiques
au sujet de la désintégration des atomes pour écrire
de telles choses? Certainement pas. Mais ce pécheur
déclarait que c'était poussé par l'Esprit Saint qu'il
parlait de la part de Dieu.
Dans leurs recherches, tournant quelquefois le
dos à Dieu, certains savants ont découvert des lois.
Ils les ont étudiées, commentées, appliquées, mais
ils n'ont rien expliqué.
Et, tandis que plusieurs savants ont été
ramenés à Dieu par leurs travaux mêmes, ceux qui
persévèrent loin de Lui ne sauraient nous dire ce
que le plus simple croyant peut répéter avec
Jérémie :
"
Dieu a créé la terre par sa puissance, Il a
fondé le monde par sa sagesse, Il a étendu les cieux
par son intelligence. A sa voix, les eaux mugissent
dans les cieux;
Il fait monter les nuages des extrémités de la terre,
Il produit les éclairs et la pluie, Il tire le vent de ses
trésors. Tout homme devient stupide par sa sciencel
"(Jérémie 10v12-14)
Vous estimerez sans doute que j'ai la foi du
charbonnier, mais que mon jugement sur les
connaissances humaines est injuste et faux.
"Que, faites-vous, me direz-vous, de tous les
bienfaits que les savants athées ont apportés à
l'humanité, médicaments, inventions, etc.?"
Encore faudrait-il savoir si ces savants étaient
ou sont véritablement athées.
Je ne voudrais pas nier absolument le progrès
dans certains domaines (bien-être matériel,
commodités et que sais-je encore). Pourtant, je
constate que l'homme n'est pas plus heureux pour
cela. En définitive, les inventions, qu'ont-elles
apporté de bon à l'humanité ?
Elles ont plutôt excité les passions qu'elles ne
les ont satisfaites. Les enfants ne sont pas plus
obéissants ; les familles ne sont pas plus unies ; les
employés ne sont pas plus fidèles et les maîtres ne
sont pas meilleurs. La collaboration entre ouvriers
et patrons n'est pas plus harmonieuse.
Non! Je ne suis pas un ennemi du progrès, de
la science. Mais avec beaucoup d'autres, je dénonce
la folie du progrès sans Dieu. Ce progrès dont tant
d'hommes se ré-jouissent, sonne le glas de la
civilisation et conduit le monde à la destruction.
Le grand savant Einstein lui même n
'
a-t-il
pas, avant sa mort, averti solennellement le monde
du danger effroyable qui le menace?
II. Obéir, c'est aimer l'Autre.
Le seul salut pour l'homme se trouve dans un
retour à Dieu et une obéissance totale à Sa volonté
sainte révélée dans Sa parole.
Ce retour à Dieu présuppose évidemment son
existence, car "pour s'approcher de Dieu,"il faut
d'abord croire qu'Il existe et qu'Il récompense ceux
qui Le cherchent." (Héb. 11v6)
Cette obéissance à sa volonté ne peut se
manifester que si l'on admet également une
Révélation divine.
Dieu existe-t-Il?
Avons-nous une révélation de le part de Dieu?
Ces deux questions ont fait l'objet de nos
précédentes conférences au cours desquelles nous
avons pu voir que, si la majorité des hommes admet
facilement l'existence d'une cause première,
pratiquement, ils vivent cependant sans Dieu dans le
monde.
De même, constations-nous, si beaucoup
affichent encore une croyance, peu possèdent la foi
véritable en la parole de Dieu.
Chacun s'est créé un Dieu à sa dimension, à la
grandeur de son aine qu'on croit bonne, généreuse,
compatissante, alors que, si nous y regardons de
près, nul n'est réellement bon, généreux,
compatissant. Tout près de nous, il y a des pauvres
que nous ne secourons pas, des sans logis que nous
ne recueillons pas, des injustices contre lesquelles
nous ne nous élevons pas; des mensonges que nous
ne dénonçons pas. Tout va mal, l'état du monde
empire, et nous ne cessons de répéter : "Ce n'est pas
notre faute ; nous ne sommes pas responsables! "
Nous défendons nos droits, nous faisons
prospérer nos affaires, nous augmentons nos biens
et nous voudrions que Dieu nous par-donne notre
toute petite faute, notre péché mignon, qui consiste
simplement à "ne pas aimer notre prochain comme
nous-même !"(Matt. 22v39)
Petite faute, peccadille à nos yeux, infiniment
moindre que le crime, le vol et l'adultère, alors que
Jésus-Christ a pourtant déclaré que l'amour du
prochain est le second commandement de :a Loi et
l'accomplissement pratique et visible du premier :
"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur,
de toute ton Âme, et de toute ta pensée "(Mat-th.
22v37-38) Donc aux yeux de Dieu, ce que nous
considérons comme une légère imperfection est en
réalité la faute la plus grave, celle qui tait d'un
homme un grand pécheur, le premier des coupables.
Ainsi, vous le constatez vous-mêmes, avec
toute leur croyance, les hommes, très souvent, ne
connaissent ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.
Ils ne s'y soumettent pas. A l'apogée de la
civilisation dite chrétienne, ils n'ont pas la foi qui
sauve du mal et de soi-même. Monstres d'égoïsme,
repliés sur eux-mêmes, centre négatif, ils n'ont pas
la foi qui jette les croyants, selon l'Écriture, dans les
bras de "L'AUTRE", centre positif,et fait de leurs
vies "des sources d'eau qui jaillissent en vie
éternelle "(Jean 4v14)
III. Etre en relation avec Dieu
Parmi ceux qui croient au Dieu de la
Révélation, "au Dieu et Père de notre Seigneur
Jésus-Christ " (Eph. 1 v3) pour employer une
expression apostolique, au Dieu personnel, saint,
puissant et juste, au Dieu de vérité, de lumière,
d'amour et de grâce, beaucoup, hélas! n'ont encore
de ce Dieu qu'une connaissance intellectuelle.
Le Dieu de la Bible a satisfait leur
intelligence : ils ont adhéré intellectuellement aux
vérités du christianisme. Ils ont des formules ex-
actes sur Dieu, sur le monde, sur l'origine de
l'homme et sur sa destinée, mais Dieu n'est pas
réellement dans leur vie. Il reste extérieur à eux. Ils
l'adorent, mais de loin! Si la circoncision était le
signe de la croyance au vrai Dieu, ils se feraient
certainement circoncire! Le baptême étant le signe
du christianisme, ils ont été baptisés, ou se sont fait
baptiser, parce qu'ils admettent que le vrai Dieu est
le Dieu de Jésus-Christ.
Ainsi, ils l'admirent, défendent sa cause et ses
oeuvres, se font ses avocats et peut-être même ses
prédicateurs. Ils ont la connaissance de ses paroles.
Qui par exemple, n'a pas connaissance des
Béatitudes? Qui n'a jamais récité un Pater, cette
merveilleuse prière enseignée par le Maître? Qui ne
se souvient pas de ces paraboles immortelles du
Bon Samaritain, de la Brebis perdue ou de l'Enfant
prodigue? Oui, avec les huissiers du temple de
Jérusalem, on reconnaît que `jamais homme n'a
parlé comme cet homme ",mais au fond, on ne le
connaît pas lui-même, on n'a pas une relation réelle
et intime avec lui.
La vie d'une multitude de gens qui portent le
nom de chrétiens prouve ce que je viens de dire.
Posez à cette classe de personnes ces simples
questions :
"Quest-ce que Dieu est pour vous? Que fait-
Il pour vous? Nous voulons des faits. Vos théories
sur Dieu sont peut-être justes, mais quelle aide
recevez-vous de Lui? Quelle preuve pouvez-vous
donner de son existence? "
Combien pourraient dire : "La preuve? Mais
c'est ma propre vie! Dieu a changé mon coeur, m'a
appris à l'aimer comme un Père au coeur de mère.
Je vis de son amour, j'expérimente chaque jour les
effets de sa grâce et je suis comblé de ses bienfaits.
Par Lui, j'ai appris à aimer, à supporter et à
pardonner."
Dieu cherche, à cette heure, des hommes dont
la vie prouve la réalité de Son Étre et Ses caractères,
au monde qui veut voir pour croire.
Serez-vous de ces hommes?
Pour cela, il faut le connaître, et le connaître,
c'est avant tout être en relation avec lui. C'est cette
connaissance que Jésus appelle "lavie éternelle ".
(Jean 17v3)
Cette relation avec Dieu ne nous laisse pas
intacts, elle nous transforme et touche tous les
domaines de notre vie. C'est une connaissance du
coeur qui nous conduit à une obéissance, obéissance
qui est un amour, car l'amour cherche toujours à
plaire à l'être aimé.
Aujourd'hui, ce n'est pas la connaissance qui
manque aux peuples christianisés, c'est l'obéissance
à celui dont ils prétendent encore porter le nom!
IV.La croix, signe de salut ou de
condamnation.
Du haut du ciel, dans un monde sur lequel
descend le crépuscule, quand Dieu contemple
l'Occident, il peut voir encore des cathédrales, des
églises, des chapelles, des salles évangéliques
multiples qui, toutes, se réclament du loom de
Jésus-Christ. Si, de nos villes hérissées de clochers
dominés par une croix, le regard de Dieu se porte
sur le sommet de certaines montagnes, il y distingue
encore une croix solitaire. Dans certaines contrées,
la croix se dresse aussi au carrefour des rues. Mais
elle n'est pas là, elle brille dans les vitrines des
bijoutiers, orne la poitrine des élégantes ou décore
nos soldats.
Croix de fer, croix de bois, croix d'ivoire,
d'argent ou d'or, Dieu voit partout la croix, sauf où
elle devrait être véritablement : dans nos vies, dans
nos coeurs.
Car la vraie croix n'est pas un ornement qu'on
porte, mais un instrument qui nous crucifie et nous
tait mourir. Et, pour aider vraiment nos frères et
vivre pour les autres, il faut que la croix, dans notre
vie, ne soit pas une décoration, mais un moyen de
"crucifier la chair avec ses passions et ses désirs ".
(Gal. 5v24)
Que signifie donc cette croix dominant nos
cités et nos villages, ces champs de croix de nos
cimetières, cette croix des solitudes alpestres?
C'est le symbole du christianisme. C'est le
signe qui pouvait sauver l'Occident ; c'est aussi le
signe qui est la condamnation de notre civilisation.
C'est l'emblème de la connaissance de
l'Évangile, le signe que les terres païennes ne
connaissent pas encore ; c'est le rappel que Jésus-
Christ a été crucifié pour la rédemption du monde.
Grace à l'ombre de cette croix, les nations
dites chrétiennes ne seront-elles pas préservées? La
croix ne protège-t-elle pas notre terre?
Jésus-Christ crucifié est mort pour que ceux
qui le connaissent ne pèchent plus ; pour que nul ne
puisse plus regarder cette croix et pécher, pour que
tous comprennent que le péché des hommes a mis
Jésus le seul Juste en croix.
Croyez-vous qu'en contemplant la croix,
beaucoup se souviennent encore de cela? Ne pense-
t-on pas, au contraire — même chez les croyants —
que Jésus-Christ est mort pour que nous puissions
pécher? Aujourd'hui, la maîtresse d'un homme
marié n'a-t-elle pas, suspendue au dessus de sa
couche une croix?
Il nous serait, hélas! facile de prouver par des
exemples qu'en cette fin d'un âge, l'amoralité la plus
complète règne sous le couvert de la religion et que
la croix pour plusieurs, n'est plus autre chose qu'une
amulette.
V. Des questions importantes
Amis, je m'adresse à vous qui avez la
connaissance, à vous qui professez croire au Dieu
de Jésus-Christ, à vous baptisés ou qui faites
baptiser vos enfants.
Écoutez ce qu
'
un jour saint Paul a dit des
Crétois :
"Ils font profession de connaftre Dieu, mais
ils Le renient par leurs oeuvres,étant abominables,
rebelles et incapables d'aucune bonne oeuvre.
"
(Tite 1 v16)
Ce jugement est-il trop sévère pour notre race
et notre génération?
Christ a-t-Il communion avec nous?
Sa présence se manifeste-t-elle dans nos vies?
Croyez-vous qu
'
Il approuve votre manière de
vivre?
Si vous fréquentez une église, pour qui y
allez-vous ? Pour le prêtre, le pasteur, l
'
organiste,
les vitraux, l
'
encens ou simplement parce que vous
suivez la religion de vos pères?
Un prêtre spirituel qualifiait un jour certaines
personnes de "chrétiens à quatre roues". Il les
voyait venir une première fois à l'église dans une
voiture d'enfant pour leur baptême ; une seconde
fois dans un taxi de noce pour leur mariage et enfin
une dernière fois dans le corbillard des pompes
funèbres.
VI. Du Cénacle à nos jours.
Dans la chambre haute où Jésus réunit ses
disciples la nuit où Il fut livré, point de vitraux,
d'orgue ou d'encens, mais UNÉ PRÉSÉNCÉ, une
ineffable présence, celle du Seigneur, du Christ qui
parle, bénit, console, dirige, nourrit les âmes, du
Maftre qui reprend, exhorte en lavant les pieds de
ses disciples.
N'entendez-vous pas aujourd'hui encore l'écho
de ses paroles ineffables :
" Je vous donne un commandement nouveau.
Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai
aimé, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A
ceci, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si
vous avez de l'amour les uns pour les autres". (Jean
13v35)
"Si
vous
m'aimez,
gardez
mes
commandements".(Jean 1 v15)
"Demeurez en moi, et je demeurerai en vous.
Celui qui demeure en moi et en qui je demeure
porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne
pouvez rien faire".(Jean 15v4-5)
"Si vous demeurez en moi, et que mes paroles
demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez,
et cela vous sera accordé." (Jean 15v7)
"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et
mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui et nous
ferons notre demeure chez lui".(Jean 15v23)
"Que votre coeur ne se trouble point. Croyez
en Dieu et croyez en Moi".(Jean 14v1) "Je vous
laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la
donne pas comme le monde la donne. Que votre
coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point".(Jean
14v27)
"Je vous ai dit ces choses, afm qu'en moi vous
ayez la paix. Vous aurez des tribulations dans le
monde ; mais prenez courage, J'ai vaincu le
monde."(Jean 16v33)
Après l'Ascension de Jésus, retournez donc
dans la "chambre haute" et voyez les disciples
réunis. Ils sont un coeur et une àme. Ils croient au
Ressuscité, et parce que l'objet de leurs affections
est céleste, sur la terre tout est commun entre eux.
Le Saint-Ésprit les anime et ils prêchent l'Évangile
avec puissance. Rien ne les arrête. Ils prennent au
mot les paroles que leur Maître leur a enseignées et
mettent en.pratique ses leçons. C'est leur force et le
secret de leur succès.(Actes 1v4)
Mais direz-vous : "Aujourd'hui, il est
impossible de suivre à la lettre l'enseignement du
Christ. Le Sermon sur la Montagne est une
merveille, mais il est irréalisable."
Oui, si vous ne voulez pas souffrir pour
Christ. Mais à l'heure actuelle, il est encore possible
de tendre la joue gauche à celui qui vient de vous
frapper sur la joue droite, possible de laisser son
manteau à celui qui vient de prendre notre tunique,
possible de faire deux milles avec celui qui nous
force d'en faire un.(Matth. 5v7)
"Celui qui dit, je l'ai connu, écrit saint Jean,
et qui ne garde pas ses commandements, est
menteur, et la vérité n'est point en lui. Celui qui dit
demeurer en Lui, doit marcher comme Il a marché
Lui-même." (Jean 2v3-6)
VII. Un avertissement solennel.
Étes-vous chrétien?
On ne naît pas chrétien. On le devient par une
nouvelle naissance. On ne l'est pas par tradition,
mais par révélation.
Comment devenait-on disciple du Christ au
temps apostoliques?
1.
On entendait l'Évangile.
2.
Ce message conduisait les hommes à la
repentance et à la confession de leurs péchés.
3.
Jésus-Christ était reçu comme sauveur
personnel, et sa personne, ses paroles, son
oeuvre devenaient l'objet de la foi.
4.
Ceux qui avaient cru se faisaient baptiser,
témoignant publiquement qu'ils renonçaient à
leur vie passée. C'est 'ainsi que le Seigneur
ajoutait à l'Eglise ceux qui étaient sauvés et
qui
désormais
"persévéraient
dans
l'enseignement
des
apôtres,
dans
la
communion fraternelle, dans la fraction du
pain et dans les prières. "(Actes 2.v37-4 )
Si aujourd'hui nous sommes disciples, suivons
le Christ et ne remplaçons pas son simple et clair
enseignement par des formes et des traditions
humaines. Obéissons à Ses ordres qui sont pour tous
les temps, afin de ne pas être de ceux qui
connaissent, mais qui n'obéis-sent pas, de ceux que
Jésus n'a jamais reconnus et ne reconnaîtra jamais
pour les siens.
Ne nous a-t-Il pas solennellement avertis :
"Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur,
n'entreront pas tous dans le royaume des cieux,
mais celui-la' seul qui fait la volonté de mon Père
qui est dans les cieux. "(Matth.7v21)
Au terme du temps de sa patience, Dieu
contemple avec douleur une foule d'hommes et de
femmes qui, se réclamant du nom de Jésus,
n'obéissent. pourtant pas à sa Parole et restent
étrangers à la vie chrétienne véritable.
A l'heure où les puissances matérialistes
propagent leur idéologie dans tous les pays et toutes
les classes de la société, au moment où les peuple,s
musulmans se réveillent, que vont faire les chrétiens
?
S
'
auront-ils manifester dans leurs actes et
leurs paroles, aux athées comme aux Juifs et aux
musulmans, le vrai visage du Christ?
Ou reniant à nouveau l'enseignement du
Maitre, organiseront-ils une nouvelle Croisade,
défendant leurs intérêts et leur vie par des armes
charnelles?
Quelle est humiliante pour l'Occident, cette
parole de Gandhi, le chef spirituel de l'Inde : "Les
études que j'ai faites en Europe et spécialement en
Angleterre, m'ont permis de voir de trop près les
chrétiens, et j'ai constaté qu'ils avaient trahi Jésus-
Christ. Voilà pourquoi je ne me suis pas converti au
christianisme."
Que les gouvernements des nations prennent
leurs responsabilités, oui! Que les citoyens se
soumettent aux autorités établies par Dieu, oui!
Mais qu'on ne dise plus, en prenant les armes, qu'on
défend la cause du Christ et de son Église, dont la
vocation est de servir et de mourir pour que d'autres
viennent à la connaissance de lâ vérité et saisissent
la vie éternelle.
"Remets ton épée dans le fourreau, disait
Jésus à son apôtre, la veille de sa mort, car
tous ceux qui prendront l'épée périront par 1
épée.(Matth. 27v52)
Ce n'est pas la défense ou la garde d'un
tombeau vide que Jésus confie aux chrétiens. Ce
qu'Il leur ordonne, ce n'est pas de mettre à mort
leurs ennemis, mais d'apporter la vie véritable à tous
les hommes dont le coeur n'est encore qu'un
sépulcre.
VIII. Une personne qui est une vie.
Quand donc comprendrons-nous que Jésus-
Christ n'est pas venu apporter au monde une
religion de plus, que l'on pourrait un jour opposer
au judaïsme ou au mahométisme, une religion
nouvelle au nom de laquelle on ferait même des
guerres, croyant pouvoir imposer ou défendre par
l'épée des doctrines qui restent lettre morte, si elles
ne sont pas mises en pratique par ceux qui les
enseignent ?
Jésus-Christ est venu apporter au monde une
vie nouvelle, dont ont besoin tous les hommes,
qu'ils soient Juifs, Musulmans, Catholiques,
Orthodoxes ou Protestants.
Si le christianisme n'est qu'un ensemble de
dogmes et de formules sans action pratique dans nos
vies, sa valeur peut demeurer supérieure aux autres
religions, mais il reste sans puissance et devient
même "l'opium du peuple"
Acceptons individuellement, et sans retard,
Jésus-Christ comme sauveur et Seigneur de nos vies
et mettons en pratique son enseignement.
Nous serons alors ces hommes prudents et
sages qui ont fondé leur maison sur le Roc.
La pluie pourra tomber, les torrents dé-border
et les vents souffler et battre cette maison. Elle ne
s'écroulera point, parce qu'elle était bâtie sur le Roc
de l'obéissance et non sur le sable d'une
connaissance sans vie. (Matth. 7v24-29)
Nous n'apportons pas une doctrine au monde,
mais une personne, le Christ dont la doctrine est la
vie!
Série : "Pour le connaître Lui."
Les textes abrégés de conférences publiés
aujourd'hui dans la série : "Pour connaftre Lui",
ont paru une première fois en 1956. l'année même
od ces conférences furent prononcées dans une
salle publique de la ville de Nice. (France.)
Ces exposés n'ayant rien perdu de leur
açtualité, nous sommes heureux de les présenter
sous une forme plus attrayante et dans un caractère
plus facile d lire.
Chaque conférence complète en elle même
préparait la suivante dans l'espoir de faire
découvrir d tous, croyant ou incroyant, "le si grand
salut de Dieu." (Héb. 2v3).
Jérusalem,
Novembre 1984.
Du même auteur.
"Être chrétien"
"Le Christ inconnu"
"Les leçons de Marie, Mère de Jésus"
"Jésus revient! Es-tu prêt?"
"Médiocrité ou Sainteté?"
"Révolté?... Résigné?... Vainqueur?... "
"Donnez gloire à votre Dieu!"
"Un message de Dieu aux Veuves."
"L'Unité du Corps de Christ."
1.
Dieu est-II responsable du péché?
2.
L'Athéisme pratique.
3.
Croyance ou foi.
4.
Connaissance ou Obéissance.
5.
Que pensez-vous du Christ?
6.
Peut-on naître de nouveau?
7.
L'homme face à la souffrance.
8.
L'homme face à la mort.
9.
Vivre.
10.
L
'
homme et Sa destinée.
11.
Le Monde et Sa destinée.
12.
L
'
Église et sa destinée.
13.
Israël et sa destinée.
Au Canada:
Chez l'auteur: 1745 Cedar Avenue
Montréal (Québec)
H3G 1A7
En Europe:
"
Le Refuge
"
21. ave. Cermuschi
06100 Nice (France.)
© G. Racine, 1984
