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GASTON RACINE
DONNEZ GLOIRE A
VOTRE DIEU
Message de réveil pour le temps actuel
“Donnez gloire à l'Eternel votre Dieu,
Avant qu'il fasse venir les ténèbres,
Avant que vos pieds heurtent contre les
montagnes de la nuit;
Vous attendrez la lumière,
Et il la changera en ombre de la mort,
Il la réduira en obscurité profonde.
Si vous n'écoutez pas,
Je pleurerai en secret, à cause de votre,
orgueil;
Mes yeux fondront en larmes,
Parce que le troupeau de l'Eternel sera
emmené captif.”
Jérémie 13 v. 16-17
1961
Edité par l’Auteur
21, Avenue Cernushci – Nice (A.-M.)
DU MEME AUTEUR
« Opinions ou Convictions ? La Foi »
1943
« Révolté, Résigné Vainqueur ? »
1946
« L'Unité du Corps de Christ »
1948
« Le Vrai Visage de l'Affliction »
1951
« Textes abrégés de Conférences »
1956
« Etre Chrétien »
1957
« Les Leçons de Marie, Mère de Jésus »
1957
« Le Christ Inconnu »
1958
« Un Message de Dieu aux Veuves »
(2
e
Edit.)
1958
« Jésus revient !… Es-tu prêt ? »
(2
e
Edit.)
1958
« L’Unité du Cors de Christ »
(2
e
Edit.)
1958
« Révolté ? Résigné ? Vainqueur ? » (3
e
Edit.)
1958
En vente chez l'Auteur
«Le Refuge », 21, Avenue Cernuschi, Nice (A.-M.)
C.C.P. Marseille 1772-60
Pour la Suisse
Librairie Mudry, 12, rue de la Louve, Lausanne
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AVANT-PROPOS
Dans un monde désemparé, privé d'un guide sûr et qui s'épuise à
trouver ou ignore volontairement, le chemin de la paix, Dieu parle encore à
son peuple:
« Donnez gloire à l'Eternel votre Dieu avant qu'il fasse venir les
ténèbres, avant que vos pieds heurtent contre les montagnes de la nuit;
vous attendrez la lumière, et il la changera en ombre de la mort, il la réduira
en obscurité profonde. Si vous n'écoutez pas, je pleurerai en secret à cause
de votre orgueil; mes yeux fondront en larmes parce que le troupeau de
l'Eternel sera emmené captif » (Jér. 13 v. 16-17).
Aujourd'hui, Dieu interpelle des hommes. Inlassablement, Il s'adresse
au peuple qui porte encore le Nom de son Fils, qui se réclame de Jésus
Christ. Il faut que tous sachent ceci:
Dieu attend que ceux qui le connaissent lui donnent gloire! Le temps
de leur témoignage est court car, inéluctablement, la nuit vient en laquelle
personne ne peut travailler. S'ils n'écoutent pas la voix du Seigneur, le
jugement les atteindra.
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Que ces vérités développées dans les pages suivantes pénètrent nos
consciences et nos cœurs en vue de renouveler complètement notre
témoignage ici-bas.
Nice, Mars 1961.
G. R.
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Donnez gloire à l'Eternel votre Dieu
C'est l'ordre donné à tous ceux qui, sur la terre, ont confessé avec
l'apôtre Pierre que Jésus de Nazareth était le Christ, le Fils du Dieu vivant, à
tous ceux qui, avec Thomas, se sont écriés en tombant aux pieds du Crucifié
Ressuscité:
« Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20 v. 28).
Pour donner gloire au Seigneur, il est évident qu'il faut tout d'abord le
connaître personnellement, savoir de lui plus que ce qu'on en apprend à
l'Ecole du Dimanche ou au catéchisme. Il ne s'agit pas d'une connaissance se
bornant à une simple information même très orthodoxe et très poussée sur
le Christ historique. Il est question d'être en relation avec un Christ vivant,
de lui être intimement uni et même identifié. Et c'est cette connaissance de
Dieu qui est la vie éternelle, vie qui se manifeste déjà dans notre chair
mortelle (2 Cor. 4 v. 11).
Comme chaque fleur a sa couleur et exhale son parfum, de même
toute vie porte en elle un message. Ainsi, nos vies, si elles sont en Jésus
Christ, doivent raconter quelque chose de Lui en notre génération, quelque
chose qui glorifie Dieu en exaltant son amour et sa vérité, sa justice et sa
fidélité.
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Pour donner gloire à Dieu, il faut avoir renoncé à soi-même et à la
gloire qui vient des hommes et qui n'engendre que l'incrédulité ou la lâcheté.
Il faut que le disciple du Christ porte sa croix dans le chemin des choses
folles, faibles et viles du monde, dans le sentier des choses qui ne sont point
(1 Cor. 1 v. 27-31). Et c'est dans cette voie que Dieu révèle encore
aujourd'hui sa sagesse, sa puissance et sa gloire - une gloire pleine de grâce
et de vérité.
Pour donner gloire à Dieu, il faut que la lumière du Christ se soit levée
sur nous, car seule la vie de Jésus a pleinement glorifié notre Père des cieux.
C'est sur la face du Christ qu'a resplendi la connaissance de la gloire de Dieu
(2 Cor. 4 v. 6), et c'est en contemplant comme dans un miroir cette gloire
du Seigneur, que nous sommes transformés en la même image, de gloire en
gloire, comme par le Seigneur l'Esprit.
Mais pour que la lumière du Christ luise en nos cœurs, il faut avoir
entendu la Parole de Dieu, cette Parole qui communique la vie aux morts et
réveille ceux qui se sont endormis parmi les morts (Jean 5 v. 24-25). Ainsi
est-il écrit: « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d'entre les morts, et le
Christ t'éclairera » (Eph. 5 v. 14).
Car nous étions tous morts dans nos fautes et dans nos péchés, mais
Dieu qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont Il nous a
aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés
ensemble avec le Christ. Nous avons entendu la voix du Fils de Dieu et nous
y avons cru pour la vie éternelle.
Dès lors nous avions à rendre fidèlement témoignage, mais hélas nous
nous sommes assoupis parmi les morts. Nous nous sommes endormis parmi
les
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incrédules, et on ne voit plus guère de différence entre les fidèles et les
infidèles, car, couchés parmi les morts, ceux qui dorment paraissent, de loin,
privés de vie!
Pour donner gloire au Seigneur, il faut donc être réveillés. Alors le
Christ nous éclairera et le monde verra la lumière divine resplendir au sein
des ténèbres. Mais si la lumière de Christ ne peut se lever que sur ceux que
la Parole de Dieu arrache au sommeil, il faut encore que ce réveil soit suivi
d'une marche dans la paix et la sainteté car, sans la sanctification, nul ne
verra le Seigneur. Pour voir Dieu, il faut un cœur pur, et ce cœur pur
n'habite que ceux qui purifient leurs âmes par l'obéissance à la vérité (1 Pi. 1
v. 22). « Ta parole est la vérité, sanctifie-les par ta vérité », disait Jésus à
Son Père.
Gardons-nous donc de fouler aux pieds le Fils de Dieu et d'estimer
profane le sang de l'alliance par lequel nous avons été sanctifiés, outrageant
ainsi l'Esprit de grâce (Héb. 10 v. 29). Laissons, au contraire, chaque matin
la Parole du Seigneur réveiller notre oreille pour que nous écoutions, comme
écoutent des disciples (Es. 50 v. 4), découvrant chaque jour, en marchant
dans la lumière comme Lui est dans la lumière, la puissance du sang de
Christ qui nous purifie de tout péché. Alors, remplis de l'Esprit, nous serons
conduits pas à pas dans toute la vérité, sachant distinguer ce qui est saint de
ce qui est profane, ce qui est pur de ce qui est impur.
Mais cette conscience réveillée par la Parole de Dieu, ce cœur sanctifié
par le sang de Christ qui nous sépare des souillures et des injustices du
monde, doivent être animés d'une volonté totalement livrée au Seigneur. Il
faut une vie entièrement
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consacrée à Dieu. Il faut un cœur étreint par l'amour du Christ et qui a jugé
définitivement « que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et
qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-
mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux »” (2 Cor. 5 v.
14-15).
Ainsi, en réponse aux compassions de Dieu, pour Lui donner gloire il
faut livrer nos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. C'est le vrai
culte chrétien, le seul service intelligent que nous puissions accomplir, ne
nous conformant pas au siècle présent, mais étant transformés par le
renouvellement de notre entendement pour discerner quelle est la volonté
de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
Ce service n'est pas réservé à quelques-uns chargés d'un sacerdoce
particulier. C'est le privilège et la responsabilité de tous ceux qui sont
sauvés. Il ne s'agit pas non plus d'un exercice spirituel de quelques heures le
dimanche, ou en semaine, mais d'une offrande continuelle de notre vie au
Seigneur, dans toutes les tâches que nous accomplissons, selon qu'il est
écrit:
« Quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du
Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père
» (Col. 3 v. 17).
Que nous soyons au travail ou au repos, à table ou dans le jeûne, à la
maison ou en voyage, seul ou en société, en santé ou dans la maladie, dans
la joie ou dans le deuil, dans l'abondance ou la pauvreté, dans la détresse ou
en sécurité, nous avons à glorifier Dieu, selon l'exhortation si précise de
l'apôtre:
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« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous
fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en
scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Eglise de Dieu » (1 Cor. 10 v. 31-
32.)
C'est ainsi que Dieu sera glorifié par les siens!
Mais si le réveil, la sanctification et la consécration de ceux qui
connaissent le Seigneur sont nécessaires pour qu'ils puissent donner gloire à
Dieu, la Parole souligne une quatrième condition indispensable à la
manifestation de la gloire de Dieu dans le monde, l'Unité de ses enfants.
Sans cette unité, le réveil est incomplet et sans puissance, la
sanctification sans joie et sans rayonnement, la consécration sans chaleur et
sans fruit visible, et l'affreux scandale des divisions entre frères demeurera,
stérilisant notre témoignage aux yeux du monde.
Qui que vous soyez, amis lecteurs, sachez-le, la gloire du Seigneur ne
se lèvera pas sur vous tant que vous ne désirerez pas ardemment l'unité des
enfants de Dieu.
Ecoutez la prière de Jésus:
« Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient Un
comme nous, nous sommes un - moi en eux et toi en moi - afin qu'ils soient
parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu
les as aimés comme tu m'as aimé. »
Mais qui est suffisant pour ces choses?
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Qui les réalisera?
Un mouvement? Une équipe? Un homme?
Quand donc comprendrons-nous que le réveil, la sanctification, la
consécration et l'unité, comme le Royaume de Dieu lui-même, ne viennent
pas de manière à frapper les regards?
Nous n'avons pas à dire: Ces choses sont ici, ou sont là. Car voici;
toutes ces choses sont à nous et au milieu de nous, si Christ est au Centre
de nos vies et de nos assemblées.
C'est Lui-même qu'il nous faut redécouvrir tel que l'Evangile nous le
révèle.
Ce sont ses enseignements divins que nous devons réapprendre
(Matth. 11 v. 29).
Ce sont ses traces que nous devons suivre (1 Pi. 2 v. 21).
C'est sa Personne ineffable que nous devons aimer (1 Jean 4 v. 19).
C'est son retour que nous devons attendre (1 Thess. 1 v. 10).
Oh! croyez-le, mes amis, n'espérons pas la lumière pour demain, car
Dieu en fera une ombre de la mort!
C'est maintenant l’heure de nous réveiller du sommeil!
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N'attendons pas un instant pour nous ressaisir et pour donner gloire à
notre Dieu. Rejetons les oeuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la
lumière. Marchons honnêtement comme en plein jour (lire Rom. 13 v. 11-
14).
Ainsi nous ne changerons pas la grâce de Dieu en dissolution et ne
renierons pas notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ (Jude 4).
Que sa voix nous réveille.
Que Son sang nous sanctifie.
Que Son amour nous étreigne.
Que Sa gloire nous unisse en vue de Son retour.
Car le retour de Jésus Christ est sans contredit la vérité la plus capable
de réveiller aujourd'hui nos consciences, de sanctifier chaque heure de notre
vie, de consacrer sans cesse nos membres à Dieu comme instruments de
justice, et d'unir sans délai nos cœurs dans l'amour de Jésus qui seul
demeure.
« Le matin vient, et la nuit aussi » (Es. 21 v. 12).
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Le temps de notre témoignage
est court
Dans tous les pays, d'un pôle à l'autre pôle, des hommes de toute race
et de toute religion attendent, sans la définir vraiment, une chose
extraordinaire qui doit bouleverser le cours de l'histoire.
Cet événement, les chrétiens le connaissent. C'est la grande espérance
de l'Epouse du Christ, qui dit avec l'Esprit: « Viens, Seigneur Jésus! » (Apoc.
22 v. 17, 20).
Sentinelles vigilantes dans la dernière veille de la nuit, gardiens du bon
dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous, nous avons à rendre gloire à
Dieu en attendant le lever de l'Etoile du matin, la venue soudaine de Jésus
qui va ravir les siens auprès de Lui avant même que le jour se lève - avant
qu'à Son retour en gloire paraisse aussi le matin sans nuage, le Soleil de
justice qui apportera à Israël, puis au monde entier, la guérison sous Ses
ailes (Mal. 4 v. 2).
Prélude à la grande aurore, le départ des enfants de Dieu dont le
royaume n'est pas de ce monde, approche!
Si nous ne savons ni le jour, ni l'heure, il doit pourtant coïncider avec
une aggravation du mal sur
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la terre avec des obstacles toujours plus grands pour les fidèles. Le
témoignage des chrétiens authentiques doit se heurter de plus en plus au
scepticisme et à l'indifférence des masses en attendant l'apogée de la grande
apostasie, le rejet ouvert des vérités du christianisme, l'instauration d'une
religion nouvelle, du culte de l'homme, qui aura pour adeptes tous ceux qui
n'auront pas eu l'amour de la vérité pour être sauvés. Ils croiront alors au
mensonge, une énergie d'erreur survenant sur eux ...
Ce sera la Pentecôte de l'Antichrist, de l'homme de péché. L'apparition
de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de
miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions
de l'iniquité pour ceux qui périssent. Dieu envoie ce baptême infernal, cette
puissance d'égarement à tous ceux qui n'ont pas cru la vérité, mais qui ont
pris plaisir à l'injustice, afin qu'ils soient condamnés (2 Thess. 2 v. 3-11).
Déjà nous avons atteint « le temps où les hommes ne supporteront
plus la saine doctrine; mais ayant la démangeaison d'entendre des choses
agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs,
détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2 Tim. 4
v. 3-4).
L'Ecriture Sainte nous avertit donc clairement que nous ne marchons
pas vers la christianisation des peuples, mais vers l'apostasie de la
chrétienté. La bonne nouvelle du Royaume qui doit être prêchée dans le
monde entier avant que vienne la fin, ne convertit pas les peuples, mais doit
servir de témoignage à toutes les nations (Matth. 24 v. 14).
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Depuis le rejet du Christ, le monde déjà jugé ne va pas au-devant de
la lumière; il va vers l'ombre de la mort, vers les grands jugements
apocalyptiques qui seront à la mesure de ses iniquités.
Avant que le Christ apparaisse avec ses saints glorifiés, la nuit doit se
faire plus obscure - la Bible nous l'enseigne avec certitude - et les pieds de
ceux qui annoncent la bonne nouvelle se heurteront de plus en plus contre
les montagnes de la nuit.
Le crépuscule descend en effet sur le monde et, dans les ténèbres qui
l'envahissent de toutes parts, on voit se profiler sur le ciel immobile les
montagnes du doute, de l'erreur, du mensonge, de l'incrédulité, de la haine,
du désespoir, de la mort. Ce sont les montagnes de la nuit - de la nuit en
laquelle personne ne peut travailler.
Alors qu'en des temps moins éclairés où le progrès, le confort et la
technique n'étaient pas ce qu'ils sont de nos jours, une foi toute simple,
grosse comme un grain de moutarde, suffisait pour jeter ces montagnes
dans la mer.
Au jour où la connaissance est augmentée, et où la foi véritable
disparaît de la terre, les montagnes de la nuit surgissent de l'agitation des
peuples comme des flots de la mer (Es. 57 v. 20).
Les Ecritures ne nous laissent pas ignorer en quel temps nous
sommes. Bien avant le déluge, Enoch, le septième depuis Adam, a décrit
l'époque de la venue du Christ en ces termes:
« Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer
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un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies
parmi eux de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les
paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs impies. »
« Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui
marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines,
qui admirent les personnes par motif d'intérêt » (Jude 14-16.)
A la lumière des déclarations apostoliques, nous pouvons comprendre
sans difficulté que nous sommes arrivés à cette époque appelée les derniers
jours.
Ecoutons ce que déclare Paul à Timothée:
« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car
les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains,
blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles,
déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,
traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant
l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3 v. 1-
5.)
Pierre veut éveiller par des avertissements la saine intelligence de ses
lecteurs, afin qu'ils se souviennent “des choses annoncées d'avance par les
saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, enseigné
par les apôtres, sachant avant tout que, dans les derniers jours, il viendra
des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises,
et disant: Où est la promesse de son avènement? Car depuis que les pères
sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création” (2
Pi. 3 v. 1-4.)
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De même, Jude écrira: « Vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses
annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils vous
disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs
convoitises impies; ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes
sensuels, n'ayant pas l'esprit » (Jude 17-19.)
Il ressort donc clairement qu'aux derniers jours les trois vertus
chrétiennes tendront à disparaître de la terre.
Certes, il y aura encore beaucoup d’œuvres, mais peu de foi sincère ...
« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre?
» (Luc 18 v. 8.)
On verra beaucoup de travail, mais peu d'amour véritable: « Parce que
l'impiété se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira
» (Matth. 24 v.12).
Il y aura beaucoup d'espoirs, mais peu d'espérance vivante: « Où est
la promesse de sa venue? » (2 Pi. 3 v. 4).
Et Jésus déclarait lui-même qu'au jour où le Fils de l'homme paraîtra, il
en sera de même qu'au temps de Noé, et qu'aux jours de Lot.
Le temps de Noé était celui des alliances monstrueuses, où des géants,
des hommes de renom se promenaient sur la terre. C'était un temps de
prospérité où les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient
leurs enfants. Mais la violence et la corruption étaient sur la terre
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et Dieu voyait que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et
que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement
vers le mal.
De même aux jours de Lot, les hommes mangeaient, buvaient,
achetaient, plantaient, bâtissaient... Mais le péché de Sodome et de
Gomorrhe s'était accru et criait vers le ciel.
Et quel était le péché de Sodome? L'Eternel lui-même nous renseigne
par la bouche d'Ezéchiel:
« Elle avait de l'orgueil, elle vivait dans l'abondance et dans une
insouciante: sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du
malheureux et de l'indigent. Elles sont devenues hautaines et elles ont
commis des abominations devant moi. Je les ai fait disparaître, quand j'ai vu
cela » (Ez. 16 v. 49-50.)
« Nous tenons pour certaine la parole prophétique, à laquelle nous
ferons bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu
obscur… » (2 Pi. 1 v. 19.)
Car nous sommes dans la nuit, la dernière nuit de l'histoire du monde
dominé par Satan. Une nuit toute semblable à celle que vécut Daniel aux
jours du fils de Nebucadnetsar. Avec ses grands, ses femmes et ses
concubines, le roi buvait le vin dans des vases d'or et d'argent tirés du
temple de la Maison de Dieu à Jérusalem, louant les dieux d'or, d'argent,
d'airain, de fer, de bois, et de pierre.
Il n'est en effet pas de jour où Satan, le prince de ce monde, n'offre un
véritable festin de Belshatsar à une multitude de convives ...
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Témoins du Dieu saint dans une terre étrangère, comme Daniel nous
vivons aujourd'hui la nuit de toutes les profanations, la nuit où les nations
dites chrétiennes louent les faux dieux du présent siècle, tout en buvant à la
coupe du Seigneur.
C'est la nuit du grand mélange, de toutes les associations, de toutes
les compromissions. La nuit de tous les abandons et de toutes les folies. La
nuit qui se termine dans une ruine soudaine, dans l'ombre de la mort, alors
que l'on criait: « Paix et sûreté! » (1 Thess. 5 v. 1-11).
C'est la nuit où les sages et les grands de ce monde errent, ne
connaissant ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. La nuit où les
conducteurs spirituels devenus aveugles et conducteurs d'aveugles ne
savent pas déchiffrer les mots terribles qu'une main invisible écrit sur les
murs de nos cités.
Seul l'homme fidèle qui vit avec Dieu, près de Dieu, et en Dieu, peut
lire aujourd'hui l'Ecriture divinement inspirée, et proclamer qu'elle parle de la
fin d'un âge, de la menace qui pèse sur ceux dont le temps a été compté, et
qui pesés à la balance de Dieu ont été trouvés légers.
Dans cette nuit de Babylone, Daniel ne pouvait rien faire sinon être le
témoin de son Dieu au sein de ce peuple impie.
Depuis le jour où il avait arrêté dans son cœur qu'il ne se souillerait
pas avec les mets délicats du roi, son témoignage avait laissé en ceux qui
l'avaient rencontré le souvenir d'un homme en qui vivait l'esprit des dieux, et
qu'habitaient une lumière, une intelligence et une sagesse extraordinaires -
d'un homme capable d'expliquer des énigmes et de résoudre des problèmes
difficiles.
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Refusant les honneurs, les dons et les présents du monde, Daniel
annonça au roi ce que dit l'Ecriture à tous ceux qui n'ont pas glorifié le Dieu
qui a dans sa main leur souffle et toutes leurs voies. Aujourd'hui, l'Esprit
Saint nous conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les
vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, de
prêcher la Parole, insistant en toute occasion, favorable ou non, reprenant,
censurant, exhortant avec douceur et en instruisant (2 Tim. 4 v. 1-2).
Pour nous, le temps de notre témoignage est court!
« Celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10 v. 37).
« Sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore » (Osée 6 v. 3).
« Mais ses jugements aussi sûrs que la nuit » (Es. 21 v. 12).
Noé eut cent vingt ans pour avertir, dans l'esprit de Christ, ses
contemporains incrédules des choses qui devaient arriver, lorsque la
patience de Dieu se prolongeait pendant la construction de l'arche (Gen. 6 v.
3 ; 1 Pi. 3 v. 18-20).
Le juste Lot, qui habitait à Sodome et qui était profondément attristé
de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution, n'eut qu'une
nuit pour avertir ses gendres du jugement qui allait atteindre la ville. Trop
compromis dans les affaires de Sodome, il n'avait pu que tourmenter
journellement son âme juste à cause de ce qu'il voyait et entendait de leurs
oeuvres criminelles (Gen. 19; 2 Pi. 2 v. 7-8).
-24-
Daniel à Babylone n'eut qu'une heure pour parler à Belshatsar et à ses
invités... de la ruine de l’empire de Nebucadnetsar. Son royaume allait être
divisé et donné aux Mèdes et aux Perses.
Pour nous qui savons que la dernière heure a commencé depuis le
rejet de Jésus Christ, et qui savons que l'Antichrist vient (1 Jean 2 v. 18), il
ne nous reste plus que quelques minutes pour rendre témoignage dans ce
monde et donner gloire à notre Dieu!
Ne voulons-nous pas nous ressaisir, nous qui disons connaître le
Seigneur?
Ne voulons-nous pas envisager sous l'angle de l'éternité le temps qui
nous reste à passer ici-bas? Si, préoccupés des choses de la terre, de notre
situation dans le monde, nous voulons briller sous le ciel de Satan, notre
éclat ne durera que le temps de ces astres errants auxquels l'obscurité des
ténèbres est réservée pour l'éternité.
Si par contre les choses qui sont en haut se sont emparées de nos
pensées et de nos cœurs, nous oubliant nous-mêmes, nous vivrons pour le
salut des autres, pour enseigner la justice à la multitude. Alors, dans la
résurrection, nous brillerons comme la splendeur du ciel, comme les étoiles,
à toujours et à perpétuité (Dan. 12 v. 3).
-25-
Ecoutons enfin l'avertissement du Seigneur:
« Prenez donc garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne
s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la
vie, et que le jour du Seigneur ne vienne sur vous à l'improviste; car il
viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la
terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force
d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant
le Fils de l'homme » (Luc 21 v. 34-36).
-26-
Qu'arrivera-t-il si nous
n'écoutons pas?
Les chrétiens de Rome savaient en quel temps ils vivaient! (Rom. 13 v.
11). Et nous, aujourd'hui, savons-nous en quel temps nous sommes?
Dans ce qui a précédé, nous avons cherché à situer d'après les
Ecritures l'époque dans laquelle nous vivons. Grâce à l'enseignement de
Jésus, des apôtres et des prophètes; nous avons pu faire le point et
constater que nous sommes arrivés à la fin des siècles, aux temps fâcheux
des derniers jours, aux ultimes minutes de la dernière heure. Nous avons
atteint l'âge proche de la venue du Fils de l'homme, la fin de l'ère de la grâce
et de la patience de Dieu. Nous touchons au terme de l'économie
bienheureuse de la foi, où l'homme était appelé à croire sans voir. Bientôt le
monde devra croire en face de l'évidence, quand Dieu sortira de son silence
pour ébranler, selon sa promesse, non seulement. la terre, mais aussi le ciel
(Héb. 12 v. 26).
Cependant il n'est pas rare qu'on nous dise avec obstination: « Ne
soyez pas si pessimistes. Les temps actuels ne sont pas plus mauvais
qu'autrefois. Il y eut dans l'histoire de l'humanité bien des heures graves où
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l'état moral du monde était peut-être pire qu'aujourd'hui. Les hommes de
notre génération ne sont ni meilleurs, ni plus mauvais que les contemporains
de Noé ou de Lot, que les Cananéens qui offraient leurs enfants à Moloc, ou
que les Israélites infidèles à certains moments de leur existence nationale.
Nous passons par une crise, mais nous en sortirons bien car, Dieu soit béni,
les hommes de bonne volonté ne manquent pas sur la terre, et la majorité
des peuples désire la paix! »
Certes, des gens orgueilleux égoïstes, cruels, n'aimant pas le bien,
amis des voluptés plutôt qu'amis de Dieu, il y en a toujours eu.
Dès longtemps la corruption et la violence ont habité notre planète, et
les abominations de notre génération ont déjà été commises au temps de
Noé, aux jours de Lot, chez les Cananéens, et même au sein du peuple élu.
A vrai dire, quant aux vices, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Celui qui lit les Ecritures n'a donc pas de peine à reconnaître que les
péchés auxquels les hommes se livrent aujourd'hui, sont les mêmes que
ceux que pratiquaient les païens et les impies de tous les temps.
Mais si nous admettons qu'au vingtième siècle, malgré les lumières du
christianisme et les progrès scientifiques, des abominations semblables à
celles de l'époque antédiluvienne se pratiquent.
Si nous pouvons voir aujourd'hui encore la prospérité matérielle aller
de pair avec la corruption et la violence, l'orgueil, l'abondance de pain et
l'insouciante sécurité coexister avec la pauvreté, la misère et la détresse les
plus noires, tandis que du haut en bas de l'échelle sociale les hommes se
livrent aux passions les plus viles.
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Une question capitale s'impose à notre esprit:
Qu'arrivera-t-il donc à des hommes qui vivent ainsi?
Le jugement de Dieu les atteindra.
Tel est le témoignage formel de l'Ecriture Sainte.
Nous lisons dans l'épître aux Romains que: « La colère de Dieu se
révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui
possèdent la vérité, tout en vivant dans l'iniquité. » (Rom. 1 v. 18).
Si les hommes de notre génération ne se détournent pas de leurs
voies, ils seront infailliblement livrés de plus en plus à leurs convoitises, à
leurs passions infâmes, à leurs sens réprouvés, pour recevoir finalement le
châtiment d'une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de
sa force. C'est la punition que le Tout-Puissant réserve à ceux qui ne
connaissent pas Dieu et n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus
Christ (2 Thess. 1 v. 8-9).
Des exemples effroyables jalonnent l'histoire de l'humanité, et le
souvenir des jugements terribles qui atteignirent les impies d'autrefois
devrait nous faire réfléchir.
Si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'Il les a
précipités dans des abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement,
S'Il n'a pas épargné l'ancien monde, aux jours de Noé,
S'Il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de
Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemples aux impies à venir
(2 Pi. 2 v. 4-6),
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S'Il a fait périr par la guerre et le tranchant de l'épée les Cananéens
devenus abominables à ses yeux (Ex. 34 v. 10-12),
S’Il a laissé emmener en captivité son peuple. Israël, pour le punir de
ses révoltes, de son abandon, et de toutes ses abominations (2 Chr. 36 v.
14-21),
Comment épargnerait-il aujourd'hui notre génération impie et
moqueuse, et les nations qui se réclament encore du Nom de Jésus Christ,
tout en Le reniant par leurs oeuvres?
Dans tous les temps les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Même si le jugement s'exécute d'une manière différente, la
condamnation est la même pour tous... car le salaire du péché, c'est la mort.
La Parole de Dieu ne ment point. Ses avertissements sont clairs et ses
témoignages sûrs.
Aux jours de Noé, le déluge vint sur un monde d'impies et les fit tous
périr.
Au temps de Lot, le feu du ciel et le soufre firent disparaître les villes
de la plaine.
Quand l'iniquité des Amoréens parvint à son comble, Dieu fit détruire
ce peuple par le glaive d'Israël. Le souvenir du jugement terrible qu'ils
durent infliger aux nations corrompues du pays de Canaan aurait dû garder
le peuple élu de tomber dans les mêmes excès.
Hélas, les fils de ceux qui furent employés pour exécuter au pays de
Canaan les châtiments d'un Dieu Saint, reprirent les mêmes coutumes. Ils
tombèrent dans des abominations même plus grandes que celles des
peuples que leurs pères n'avaient pas voulu entièrement détruire.
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Ils attirèrent ainsi sur Israël les grands fléaux de Dieu, l'épée, la famine, les
bêtes sauvages et la peste (Ez. 5 v. 5-17). Puis ils connurent l'occupation
complète de leur pays par les Chaldéens et finalement furent déportés à
Babylone (Jér. 25 v. 8-11 ; Lament. 1 ; Ps. 137).
Quand l'Assyrien, verge de la colère de Dieu, s'éleva à son tour contre
le Seigneur et profana les vases de la Maison de l'Eternel, sa fin vint
promptement, et le royaume de Belshatsar passa aux Mèdes et aux Perses.
Enfin, au début de notre ère, quand les descendants des Juifs
remontés de la captivité mirent le comble à la mesure de leurs pères en
livrant le Fils de Dieu pour qu'il soit crucifié, leur châtiment ne sommeilla
point. En l'an 70, comme Jésus l'avait annoncé avec larmes, Jérusalem fut
prise et détruite par les Romains.
Pour quelles raisons, et en vertu de quelle loi les nations dites
chrétiennes seraient-elles épargnées aujourd'hui?
Certes, Dieu a préservé Noé des flots du déluge. Il a délivré Lot de la
ruine de Sodome. Il a sauvé Rahab, la Cananéenne, du fil de l'épée. Il a
conservé un résidu de son peuple parmi les nations.
De même, le Dieu vivant et vrai saura délivrer de la colère à venir tous
ceux qui L'aiment et Le servent en attendant des cieux le retour de son Fils.
Nous sommes assurés que le Seigneur gardera de l'heure de l'épreuve
qui va venir sur la terre habitée tout entière, tous ceux qui auront gardé la
Parole de sa patience. Car le Seigneur sait délivrer de la tentation les
hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du jugement (2 Pi. 2 v.
9).
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Cependant nous sommes avertis que le jugement doit commencer par
la maison de Dieu. Et nous sommes dans ce moment-là.
Sachant que la chair et le sang n'hériteront pas du Royaume de Dieu,
nous ne devons pas trouver étrange que Dieu nous fasse passer par la
fournaise afin de nous éprouver et de nous purifier (lire 1 Pi. 4 v. 12.,18).
Ceux qui doivent être enlevés au ciel, et qui seront jugés dignes
d'échapper à toutes les choses qui arriveront sur la terre, doivent être
amenés à refléter toujours plus les caractères célestes et à suivre les voies
qui plaisent à Dieu.
Il faut que les vrais chrétiens soient manifestés, car aujourd'hui
beaucoup d'hommes qui se réclament du christianisme marchent en ennemis
de la Croix du Christ. Leurs pensées, leurs paroles et leurs oeuvres prouvent
qu'ils n'ont aucune sympathie pour cette Croix qui détruit leurs prétentions,
annule leur sagesse et leur intelligence, et anéantit la puissance de la chair
(1 Cor. 1 v. 17-31).
Leur vie ne révèle pas au monde que leur cité est dans les cieux, où
Christ est assis à la droite de Dieu.
Préoccupés des choses terrestres, ils aspirent à ce qui est élevé dans
le monde et ne se laissent plus attirer par ce qui est humble.
Ayant perdu le caractère d'étrangers et de voyageurs sur la terre, ils
se conforment de plus en plus au siècle présent et ne s'abstiennent plus des
convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme (1 Pi. 2 v. 11).
Mais Dieu connaît ceux qui lui appartiennent, et veut réveiller les siens,
afin que tous ceux qui invoquent le Nom du Seigneur se retirent de l'iniquité.
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C'est pourquoi tant que l'Eglise, Corps de Christ, est sur la terre, tous
les jugements qui fondent sur ce monde sont destinés avant tout à parler
aux chrétiens. Trop souvent aujourd'hui nous entendons les chrétiens
commenter tels ou tels événements en disant: Dieu parle au monde ...
Certes, Dieu parle au monde, mais avant tout Il parle aux gens de sa
Maison, en vue de les réveiller, de les sanctifier, de les consacrer et de les
unir pour les prendre auprès de Lui et les associer à son Règne.
Trop de choses ont attaché nos cœurs à la terre, et ont refroidi notre
premier amour. Trop de facilités ont provoqué chez plusieurs une
désaffection des choses qui sont en haut. En vérité, beaucoup croient encore
aux doctrines bibliques, mais n'éprouvent guère de plaisir réel en dehors des
satisfactions de la vie présente.
Alors le Seigneur nous dépouille des biens qu'Il nous avait confiés. Il
nous fait passer par le feu non pour nous consumer, mais pour nous purifier
et nous libérer de nos liens. Il nous fait traverser des fleuves mais nous
garde d'être submergés. Il nous place au sein des grandes eaux où personne
ne peut nous secourir, et nous amène ainsi à éprouver que Lui seul est avec
nous, et que nous dépendons uniquement de Lui (Es. 43 v. 1-5).
A l'heure actuelle, la situation des chrétiens dans ce monde ressemble
fort à celle de Jonas dormant dans la cale d'un navire en détresse! Alors que
sur le pont, les hommes qui ne connaissaient pas le vrai Dieu cherchaient
par tous .les moyens à sauver le navire et leur propre vie, Jonas, qui avait
payé le prix de sa place, continuait à dormir ...
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N'est-ce pas ainsi que beaucoup de chrétiens, bien installés dans un
monde qui va à la dérive, dorment sur l'oreiller de leur petit salut, sans se
soucier beaucoup des foules qui périssent ... Peut-être rêvent-ils dans leur
sommeil aux meilleurs moyens d'atteindre et de sauver les perdus ... Mais,
sur le bateau qui va sombrer, ils dorment encore, ils dorment toujours!
Faudra-t-il que les païens nous réveillent, que les sans-Dieu nous
mettent en accusation afin que revenus à nous-mêmes nous nous écriions,
comme Jonas: “Jetez-nous à la mer, et la mer s'apaisera pour vous?”
C'est par ce sacrifice, par ce renoncement à lui-même, que Jonas
sauva les matelots en péril et les amena à la connaissance du vrai Dieu.
Aujourd'hui encore, pour évangéliser le monde, le moyen le plus
efficace est à la portée de Chaque chrétien. Qu'il renonce chaque jour à lui-
même, à sa propre vie, en ayant toujours en vue le salut des autres. Alors il
se sauvera lui-même, et sauvera ceux qui l'écoutent (1 Tim. 4 v. 16).
Mais qu'arrivera-t-il aux croyants s'ils ne se réveillent pas du sommeil
et ne se repentent pas de leur tiédeur pour marcher ensemble et donner
gloire à Dieu pendant qu'il en est temps?
Dieu qui est amour nous avertit avec larmes qu'Il devra nous frapper
plus sévèrement ... Attendrons-nous qu'on nous prive de nos occupations
terrestres, pour que nos cœurs s'occupent des choses d'en haut?
Attendrons-nous pour marcher dans la sainteté que le monde se
sépare de nous, qu'il ne veuille plus de notre commerce?
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Attendrons-nous le moment où tous les vrais chrétiens seront jetés en
prison, pour que, des frères en la foi se rencontrent, apprennent à se
connaître et à s'aimer en se préparant ensemble au martyre?
Au temps de Jérémie, comme aux jours de Jésus, les larmes du
Seigneur ne purent fléchir les cœurs indifférents et rebelles ... et Dieu dut se
lever, comme II se lève maintenant, pour faire Son oeuvre étrange, Son
travail inaccoutumé (Es. 28 v. 21).
Car en tous temps « Dieu ne prend pas plaisir à la mort du méchant,
mais à ce qu'il se convertisse et qu'il vive. » (Ez. 18 v. 23).
« Ce n'est pas volontiers qu'Il humilie et afflige les enfants des
hommes. » (Lament. 3 v. 33).
« Mais, parce qu'II les aime, Il châtie et frappe de la verge tous ceux
qu'Il reconnaît pour ses fils. »” (Héb. 12 v. 5-6).
Que Dieu renouvelle donc en ses rachetés le témoignage de Jésus, de
Celui qui va bientôt ravir de la terre tous ceux qui L'attendent, tous ceux qui
ayant, en eux, cette espérance se purifient comme Lui-même est pur.
Car la colère de Dieu s'amasse sur le monde, et sur la chrétienté qui a
commis tant d'abominations au Nom du Seigneur.
Quand on pense que ce qui s'appelle encore « Eglise » a patronné les
Croisades, les horreurs de l'Inquisition, et que, plus près de nous, des
milliers de baptisés “au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit” ont
exterminé six millions de Juifs dans les chambres à gaz et les fours
crématoires ... on demeure atterré!
Que va-t-il arriver à ces peuples qui ont connu la vérité mais qui ne
l'ont pas aimée, et qui continuent à désobéir à l'Evangile du Fils de Dieu?
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Une puissance d'égarement surviendra sur eux pour qu'ils croient au
mensonge... (2 Thess. 2 v. 7-12), jusqu'à ce que le ciel s'ouvre et que
paraisse sur un cheval blanc Celui qui s'appelle Fidèle et Véritable!
Une épée aiguë sort de sa bouche pour frapper les nations ... Les
armées qui sont dans le ciel le suivront et seront associées à l'établissement
du Règne de Celui dont le nom est la Parole de Dieu (Apoc. 1.9 v. 11-21).
Ce ne sont pas les bombes atomiques, ou les nouveaux engins de
destruction de notre temps que les hommes doivent craindre. C'est une
pierre, détachée sans le secours d'une main, et qui brisera le fer, l'airain,
l'argile, l'argent et l'or de notre siècle idolâtre (Dan. 2 v. 45).
C'est l'intervention directe et soudaine des armées d'un autre monde,
conduites par Celui qui fut crucifié sur la terre et qu'auront renié ceux qui se
réclamaient de Lui.
Peu importe donc que le monde sache si d’autres planètes sont
habitées ...
Ce que tous doivent savoir, c'est que le ciel est peuplé d'armées
innombrables et que leur Chef va régner (Ps. 2).
Car « Il faut qu'Il règne jusqu'à ce qu'Il ait mis tous les ennemis sous
ses pieds. » (1 Cor. 15 v. 25.)
Sachant ces choses “« certaines et véritables » donnons gloire à
l’Eternel notre Dieu,
Rachetons le temps,
Et fuyons la colère à venir!
-36-
TABLE DES MATIÈRES
Pages
AVANT-PROPOS ………………………………………..
7
Donnez gloire à l’Eternel votre Dieu ………..
9
Le temps de notre témoignage est court …
17
Qu’arrivera-t-il si nous n’écourtons pas? …
27
S.I.M. –3, Rue Michel-Ange – Nice – Dépôt Légal 2
e
trimestre 1961
