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VIVRE
GASTON RACINE
Mahanaïm
© Gaston Racine
Mahanaïm
Depôt lègal: 2ème trimestre 1988

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Gaston Racine
Né en Suisse en 1917, de descendance
Huguenot, il se convertit a l'âge de 14 ans ou il eut
une vision particulière de l'unite des chrétiens.
Arrêté en pleine jeunesse par la maladie,
apprit a l'école de la souffrance a renoncer a ses
plans et ses projets les plus chers pour se soumettre
a la volonté de Dieu.
Après plus de 50 ans de ministère pastoral et
d'enseignement biblique dans divers pays du
monde, tout en restant foncièrement attaché a la
revelation divine telle qu'elle est attestée dans
l'Écriture Sainte, Gaston Racine demeure hum-
blement disponible pour servir Son Dieu oil II veut,
comme II veut et quand II veut.
Pour accomplir cette vocation, depuis 1947,
Gaston Racine ne depend d'aucune eglise
particulière.
En revanche, il encourage tous ceux pour
qui le Christ devient un Sauveur personnel, a témoi-
gner dans leur milieu ou a se joindre a une
communauté chrétienne non sectaire mais fidèle aux
principes d'Actes 2 v42: «Ils persévéraient dans
I'enseignement des apôtres, dans la communion
fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les
prières.»

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Vivre
Introduction
Pris dans un sens ou dans un autre, « vivre
» est bien le mot du jour.
Vivre n'est pas seulement une obligation
imposee par la nature à tous les êtres, c'est aussi
l'aspiration légitime de tous les hommes, sans
distinction de sexe, de race ou de religion.
Si, parfois l'existence est amère et si
quelquesuns,
dans
des
moments
de
decouragement, sou-pi rent après ce qu'ils
appellent le grand repos », îl n'en est pas moins
vrai que l'étre humain aime la vie et desire retirer
le plus possîble de ce capital incomparable.
Aussi, dès longtemps sans doute, avez-
vous suivi inconsciemment les paroles de
l'Écclésiaste :
Réjouis-toi,
jeune-homme,
dans
to
jeunesse, et sois heureux aux jours de ton
adolescence. Suis les voies de ton coeur et les
désirs de tes yeux !... » (Eccles. 12 v1)
Citation magnifique, mais hélas !
incomplète. Nous craignons que plusieurs n'aient
oublié le petit mot mais » qui la suit :
«....Mais sache que, pour tout cela, Dieu to
fera venir en jugement. »

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Ah ! direz-vous, n'assombrissez pas notre
vie en nous parlant de la mort et du jugement.
Pour l'instant, nous désirons vivre ! Il sera toujours
assez tôt de nous preparer à mourir et de nous
parer en vue du jugement.
Théorie dangereuse et inefficace, car pour
vivre vraiment et pleinernent, ît faudrait non seu-
lement ne pas songer à la mort, mais vivre sans
penser à la vie ni à soi-même. L'historien Bougeant
l'a dit : « Qui s'écoute vivre, entend venir la mort ».
Arrêtons-nous un peu et considérons ensem-
ble ce que peut signifier pour nous ce mot si petit et
pourtant si grand : « Vivre ! »
Premiere partie
I. DES DÉFINITIONS
CONTRADICTOIRES
Qu'est-ce que vivre ?
Pour les uns, vivre c'est peiner, lutter,
travailler et souffrir:
Pour les autres, vivre, c'est manger, boire,
s'amuser, dormir ! Ne rien refuser aux désirs de son
coeur, aux regards de ses yeux, aux appetits de la
chair.
Vivre, c'est étre sans maître, libre de faire
tout ce que l'on veut.

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Ceux qui raisonnent ainsi sont tellement
aveu-glés qu'ils croient commencer à vivre quand
ils se jettent tête baissée dans le péché.
Pour une certaine jeunesse, vivre, c'est
s'émanciper du pouvoir paternel ou maternel, c'est
pouvoir fumer, danser, flirter, aller où bon lui
semble sans avoir de comptes à rendre. Vivre, c'est
entrer dans le monde, en retirer le plus possible
avant de le quitter, car il faudra bien le quitter...
Mais il n'y a pas que des matérialistes et de
grands jouisseurs dans le monde.
Il est des êtres pour lesquels vivre, c'est
avoir et poursuivre un idéal scientifique,
philosophique, artistique, moral ou religieux.
Hélas ! pour eux aussi la mort sera une
perte, car si l'on ne danse plus dans la nuit du
tombeau, la mort met fin aussi a nos recherches, nos
talents et nos sentiments. Même, selon le mot de
Voltaire : « La plupart des hommes meurent sans
avoir vécu « Il y a des gees disait Bossuet, qui
commencent à vivre lorsqu'il faut cesser de vivre,
ou plutôt qui ont cessé de vivre avant de com-
mencer ».
Pour d'autres enfin, vivre c'est autre
chose :
Ils affirment n'avoir pas commence a vivre
réellement à leur naissance, ni à rage ou l'on entre

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dans le rnonde, mais depuis le jour où ils ont
rencontré
personnellement
Jesus-Christ.
Ils
appellant cette rencontre la conversion, qui n'a pas
été pour eux un simple changement de religion,
mais un changement de vie, de direction,
d'orientation. Des cet instant, Jésus-Christ est
devenu leur vie et leur but, de telle manière qu'avec
saint Paul, ils peuvent s'écrier : « Pour moi vivre,
c'est Christ, et mourir représente un gain ! » 1 v21)
Nul n'ignore aujourd'hui dans nos pays que
Jesus-Christ est l'étre qui a donne son nom au
monde moderne, mais combien peu nombreux sont
ceux qui ont rencontré celui qui a pu dire : JE SUIS
LA VIÉ! (Jean 14 v6)
Cette vie que Jesus offre encore à quiconque
croit, nest guère manifestée dans ce monde, car
I'homme a la prétention de pouvoir vivre sans Dieu,
hors du plan de Dieu et sans connaitre le « don de
Dieu ”. (Jean 4 v10)
II. UN SLOGAN A LA MODE
Je veux vivre ma vie s'écrie l'homme avec
force. Ce slogan à la mode illustre la volonté arrêtée
qu'ont les hommes d'être les maîtres absolus de leur
destinée. Il montre aussi à quel point on se soucie
peu de Dieu dans le monde. Alors que le Créateur
devrait étre au centre de tout, occuper la première
place, c'est l'homme qui est au centre, c'est la
creature seule qui compte.
Et cependant, cet être qui se croit si

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important et si fort, manifeste chaque jour, et de
mille manières, qu'il est totalement incapable de
faire autre choses que de subir le temps et les
circonstances, ou de suivre le courant de ses
passions et la folie de ce siècle.
Si on lui en fait la remarque, il dit pour
s'excuser qu'il ne peut faire autrement et, quand
vîent la mort, ît découvre, avec la majorite des
hommes qu'iI n'a pas vécu et voudrait pouvoir
recommencer une autre existence !
Oui, il faut le reconnaître, l'homme a aban-
donné Dieu et lui a tourné le dos.
III. QU'EST-CE QUE
SUIVRE DIEU?
Voyez-vous les hommes suivre Dieu, dans
nos villes et nos villages ?
La même ou l'Eglise romaine est restée toute
puissante, redoutée et aveuglément suivie, le
matérialisme règne dans les âmes. Et le tragique,
c'est qu'il semble bîen être incurable puisqu'iI se
nourrit et se satisfait si souvent d'une caricature de
pike.
Récemment, en Bretagne, a une messe
d'enterrement, un jeune prêtre fervent et pathétique
croyait dénoncer la cause du manque d'intérêtpour
les choses de Dieu en s'écriant : Pourquoi le monde
angoissé reste-t-il éloigné de Dieu ? Parce qu'il ne
va plus a la messe, parce qu'iI oublie le catéchisme,

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etc., etc...., mais pas:
parce qu'il ne connaît pas la croix de Christ,
parce qu'il ne connaît pas la prière personnelle,
parce qu'on lui a trop peu parlé du repentir et de
la joie ineffable du pardon, de la puissance du
Saint-Esprit pour marcher chaque jour avec
Dieu a la rencontre du Christ quî revient !
Ne nous y trompons pas. Si même on
pouvait voir les foules frequenter les offices,
accomplir quotidiennement, hebdomadairement ou
annuellement certains rites ou devoirs religieux,
tout cela ne sîgnifierait pas encore que les hommes
aiment Dieu et le suivent.
Car suivre Dieu c'est renoncer a soi, pour
vivre en L'aimant. Et L'aimer sur la terre, c'est
mettre en pratique Son grand commandement :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lev.
19 v18)
Il n'est donc pas question ici d'opposer une
doctrine à une autre, de mettre en valeur une
religion au detriment d'une autre, mais d'aider les
âmes préoccupées par des questions spirituelles à
discerner où se trouve le chemin qui conduit à la
vérité et à la vie.
Car nous croyons, malgré certaines appa-
rences, qu'il y a encore dans le monde des âmes qui
cherchent, et qui reconnaissent que l'homme ne vit
pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort
de la bouche de Dieu. (Deut. 8 v3)

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Renoncer à soi-même n'est pas le slogan
d'une secte, mais la grande parole de Jésus-Christ,
le message universel de l'Evangile. (Matth. 16 v24)
Notre ambition sainte est de vous faire
aimer Jesus-Christ en vous apprenant a
connaître tout ce qu'Il est, tout ce qu'Il fait, tout
ce qu'Il donne aujourd'hui.
Or, celui qui aime Jesus-Christ aime aussi
ses frères. Et quand l'amour pour Dieu remplit
son coeur, la vie d'un homme est transformée.
IV. FACE À LA RÉALITÉ
Non ! les hommes ne suivent pas Dieu et
ne le prennent pas au sérieux.
Nous ne voulons pas parler ici des athées,
de tour ceux qui sont assez insensés pour nier
sans preuve l'existence d'un Créateur, d'un Etre
personnel, qui se révèle à la conscience et au
coeur.
Nous pensons davantage a ceux qui
affirment avoir une croyance, mais qui n'ont pas
la foi, ceux qui croient en Dieu mais ne se
soucient pas de Ses lois et vivent comme s'Il
n'existait pas.
Nous songeons a cette multitude de
personnes baptisées, qui portent le nom de
chrétiens, qui connaissent les paroles de Jesus-
Christ, le Sermon sur la Montagne, mais ne les

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vivent pas.
Elles ont conservé peut-être une forme de
piété, mais ont renié ce qui en fait la force. Elles
marchent de reniement en reniement et ne dis-
tinguent plus le bien du mal. Elles se sont adap-
tèes aux moeurs d'un monde corrompu. Elles
croîent même pouvoir adapter Jésus à notre
temps. Certaines d'entre elles verraient très bien
Jésus présider une nuit existentialiste et, pour se
détendre de ses tâches spirituelles, passer quel-
ques heures dans une boîte de nuit.
Nous n'exagérons pas et ne faisons
qu'effleurer les bords de l'abîme de corruption, de
mensonge, d'impureté, d'injustice, d'orgueil,
d'egoïsme, de violence dans lequel tournent en
rond une multitude d'hommes et de femmes
baptisés qui, de temps a autre, récitent un pater,
égrènent un chapelet, ou écoutent un sermon.
On croit en Dieu, mais on ne se soucie pas
de Lui, de ses paroles. On joue avec ce qu'Il
appellepéché, on s'y livre avec délices, oubliant
qu'on ne se moque pas de Dieu impunément, car ce
que l'on sème on le récolte.
Constatez vous-même : Dieu a parlé, et
l'homrne viole Ses lois. L'homme reconnaît son
Créa-teur, mais vent vivre d'une fawn
indépendante. Il veut être libre et n'accepte aucun
joug. Il se croit libre et pourtant s'iI s'arrête pour
réflé-chir, il lui faut reconnaître bien vite qu'iI vit
dans l'illusion et qu'iI est, pas ses lens, l'esclave

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de ses convoitises.
Deuxième partie
I. CINQ QUESTIONS IMPORTANTES
Amis, avant de vous démontrer ce que
nous venons de souligner, permettez-nous de
vous poser quelques questions sérieuses :
« Etes-vous libres ?
« Avez-vous la possibilité de faire autre
chose que ce que tout le monde pratique
Pouvez-vous penser autrement que le
cornmun des mortels '?
« Pouvez-vous obéir a une volonté
contraire a vos intérêts immédiats ?
«Avez-vous la force de suivre un désir
oppose a celui de vos sens ? »
II. LA GRANDE RÉVOLTE
Ecoutons un peu ce qui se dit parmi ceux
qui connaissent la loi de Dieu. (Deut. 5 v1-33)
1. — Je sais bien que Dieu a dit : « Tu
n'auras pas d'autres dieux devant ma face ! Je
n'ignore pas que ma vie devrait lui être consacrée,
mais, si mon coeur me pousse à aimer la creature
plus que le Créateur, à faire de l'argent mon idole,

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du sport ou des arts ma passion, qu'importe : « Je
veux vivre ma vie !»
Et c'est ainsi qu'à I'instar des Israelites on
sacrife à des idoles qui ne sont pas Dieu, à ces dieux
nouveaux venus depuis peu dont parlait Moïse en
son temps. (Deut. 32 v17)
2. —Je sais bien que le deuxième
commandement déclare : « Tu ne te feral point
d'image taillée, ni de représentation quelconque des
choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en
bas sur la terre et qui sont dans les eaux, plus bas
que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles
et to ne les serviras point ». Mais, s'il me plaît
d'adorer un peu mon oeuvre, le petit dieu que mon
talent, mes recherches, mon travail m'ont permîs de
créer, qu'importe : « Je veux vivre ma vie ».
Et c'est ainsi qu'aujourd'hui des multitudes
se prosternent devant leurs oeuvres et celles de leurs
semblables, c'est-à-dire s'adorent elles-mêmes et ont
le culte de la creature. Elles ne sont pas païennes,
mais idolâtres. 3. — Je sais bien qu'il est écrit : Tu
ne porteras point de faux témoignage contre ton
prochain mais, si le rnensonge sert mes intérêts, s'il
m'est utile, qu'importe : les affaires sont les affaires,
et les choses de Dîeu sont celles de Dieu : Je veux
vivre ma vie ! »
C'est pourquoi le mensonge est devenu mon-
naie courante. On ne peut plus s'en passer et
beaucoup mentent comme ils respirent. Une seule
chose compte : réussir, et, pour ce but, tous les

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moyens sont bons. Et l'on s'étonne encore que, dans
cette atmosphère empoisonnée, la confiance n'existe
plus et que les relations entre le peuples, les
families, les époux soient impossibles !
4. — Je sais bien qu'il est encore écrit : « Tu
ne déroberas point ». Mais si, pour satisfaire mes
ambitions, pour prospérer et m'enrichir, je dois faire
tort à mon prochain, qu'importe : veux vivre ma vie
!
Je ne parle pas même de ceux qui dérobent
pour manger, ni des bandits de grands chemins,
gangsters et monte-en-l'air modernes, qui finissent
en prison. Je pense à tous ceux qui sont en liberté et
qui, prétextant que l'État est le premier des voleurs,
s'autorisent à frauder ou à mener leurs affaires et à
s'enrichir, en trompant et dépouillant les autres.
5.
—Je connais aussi le sixièrne
commandement : Tu ne tueras point ! » Mais si un
homme ou une femme font obstacle à la realisation
de mes projets, ou en savent trop sur mon compte,
pourquoi ne les supprimerais-je pas, car, avant tout :
Je veux vivre ma vie ! »
Et c'est pourquoi les colonnes des journaux
nous racontent chaque jour les crimes les plus
horribles, les meurtres les plus odieux.
6.
—Je sais également qu'il est écrit : «
Tu ne commettras point adultère Maîs, si la femme
de mon prochain me plaît, si elle s'offre à moi,
qu'îrnporte, n'aî-je pas droit au plaisir ? « Je veux

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vivre ma vie!»
C'est, en effet, un poison subtil que celuî
qu'offre la chair. Son charme redoutable en a séduit
plusieurs. La pensée des suites terribles du péché,
s'il vient à être découvert, ne suffit pas à nous
gander. C'est en marchant avec Dieu en s'attachant
et en regardant à Lui comme si on le voyait de nos
yeux, qu'à l'heure de la tentation on peut &carter de
son imagination les prestiges qui troublent l'esprit et
paralyse la conscience. On comprend que *her, ce
ne serait pas seule-ment se dégrader soi-même.
trahir la confiance de son prochain, mais surtout
(Amager le Dieu vivant !
Qu'ils sont rarer aujourd'hui dans le monde
ceux qui, comme Joseph, résistent à la tentation et
s'écrient â l'heure redoutable : Comment ferais-je un
si grand mal et pécherais-je contre Dieu ! » (Genèse
39 v9)
7.
Je n'ignore pas non plus que c'est
un mal de ne pas vouloir d'enfant dans le mariage,
mais enfin, si j'estime qu'un enfant au foyer est un
gêneur, qu'importe, je .m'arrangerai pour ne pas en
avoir ou pour le supprimer avant sa naissance, car,
une fois encore : « Je veux vivre ma vie ! »
Et c'est ainsi qu'on tue jusque dans les
alcôves et que des gens très bien ont du sang sur les
mains, quoiqu'ils soient prêts à pleurer sur la mort
d'un petit chien.
8.
—Je sais enfin que le mariage est

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indissoluble. J'ai dit oui a la mairie et « oui même
l'Eglise. Deux « oui dont le premier suffit à lui seul
pour me lier, aussi bien devant Dieu que devant les
hommes. Mais, si j'en ai assez de la vie avec mon
conjoint, si une autre rencontre m'a permis d'espérer
un plus grand bonheur, pourquoi resterais-je lie par
une parole, alors qu'un divorce m'offre la possibilité
de rompre mon union? Pourquoi me sacrifier pour
des enfants qui ont la vie devant eux Ne suis-je pas
libre, n'ai-je pas, moi aussi, le droit de vivre ma
vie ?
III. VERS L'APOSTASIE
Et nous pourrions continuer ainsi. Mais il
suffit. Ce qui se passe dans le monde, les thénies
des films, des romans, des chansons prouvent abon-
damment, sans qu'on ait besoin d'y regarder de plus
près, que l'homme est en état de révolte ouverte
contre Dieu.
La devise des martyrs : « Mourir plutôt que
de pécher sciemment est peu connue et a peu de
succès.
Beaucoup, nous le savons, n'ont pas
conscience de cet kat de choses. On a tellement
pris l'habitude de voir et d'entendre des choses
contraires a la morale et a la nature qu'on ne
peut plus discerner entre le bien et la mal.
Cependant, il est des hommes, en dehors des
croyants, qui sont restés lucides et déclarent
simplement, comme Albert Camus, que c'est cette

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révolte même qui donne à l'homme sa grandeur.
Il faut se croire grand et fort pour oser
s'opposer ouvertement à Dieu. C'est l'annonce de
l'apostasie, c'est le signe de la fin d'un age, d'une
civilisation mare pour le jugement divin. (II. Thess.
2 v1-12)
Troisième partie
I. L'HOMME, UN ESCLAVE
Amis, il n'est pas question d'être pessimistes
ou optimistes, mais d'abandonner nos illusions et de
voir les choses teller qu'elles sont.
Arrêtez-vous et réfléchissez. Nous ne vous
demandons pas d'être d'accord avec nous, mais avec
votre conscience et avec Dieu.
La vie que Dîeu voulait pour sa creature
était une vie de liberté et d'amour sous le regard
paternel du Créateur.
L'attitude actuelle de l'homme vis-à-vis de
Dieu prouve abondamment que leur relation a été
rompue.
Alors que l'approche de Dieu devrait remplir
le coeur des hommes de respect, de joie et d'ado-
ration, elle leur inspire la crainte servile ou la
moquerie. La confiance filiale a disparu : rien ne les
attire plus vers Lui, ils ne veulent plus avoir affaire
à Lui ; ils fuient Sa presence ; ils désirent être aussi
loin de Lui que possible.

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Dans cet état, l'homme se croit libre et
capable de choisir entre le bien et le mal, mais l'acte
qui, dès longtemps, lui a ravi son innocence a
deprave son coeur tout entier et l'a profondément
séparé de la source de toute puissance et de tout
bien. La corruption a envahi son coeur. Une fois le
mal commis, l'homme n'est plus son propre maître,
il ne peut supprimer les conséquences de son action,
et elles se révèient dans son état moral : son coeur
devient de plus en plus étranger Dieu ; il
expérimente la vérité de la parole de Jésus :
Quiconque fait le péché est esclave du péché ».
(Jean 8 v34)
Depuis la chute, l'homme n'est plus
réellement libre » et, sans une intervention de la
grace de Dieu, sans la redemption apportée par
Jésus-Christ, comrne le dit l'apôtre Pierre : Chacun
est esclave de ce qui a triomphé de lui ». (II Pierre
2 v19)
Il peut paraître, au premier abord, que l'hom-
me tombé n'éprouve pour Dieu que de ['indifférence
; mais, dès que Dieu, le Souverain Juge, s'approche
et lui rappelle Sa Parole, il devient evident que
l'affection de la chair » est comme le dit l'Écriture,
inimitié contre Dieu ». (Rom. 8 v7) Non content de
vouloir expliquer sa «fuite» », l'homme veut avoir
raison dans son péché même.
MAIS ETRE CONTRE DIEU, C'EST
AVANT TOUT ETRÉ CONTRÉ SOI !

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C'est ainsi
,
que l'homme, esclave de son
orgueil, va à la ruine ; que le fumeur, l'alcoolique, le
drogue, le voluptueux, esclaves du tabac, de
l'alcool, de la drogue, et des lens, se créent eux-
mêmes des maux sans hombre dont un jour,dans
leur folie, ils accuseront Dîeu d'être l'auteur.
Voltaire lui-même n'a-t-il pas écrit : La plupart des
hommes vivent comme des foul ».
II. POUR ÊTRE RÉELLEMENT
LIBRES
Pourquoi done refuser plus longtemps
d'expérimenter ce que Jesus-Christ disaît à ceux qui
avaient cru en Lui Si vous demeurez dans ma
parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous
connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »
(Jean 8 v31-32)
Pourquoi chercher toujours de vaines
excuses pour nous justifier nous-mêmes et tenter de
voiler notre faute !
N'est-il pas plus loyal, et surtout plus salu-
taire, de confesser notre péché et d'avouer notre
impuissance en face de Celui qui nous promet si
généreusement le pardon et la délivrance.
SI DONC LE FILS VOUS AFFRANCHIT,
disait Jesus, VOUS SÉRÉZ REELLEMENT
LIBRÉS », (Jean 8 v36), car, ajoutait-il, SANS
MOI, VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE ». (Jean 5
v5)

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Certes, loin de Jésus on peut avoir l'impres-
sion de vivre et de faire beaucoup de choses. Mais,
quand vient l'heure de franchir le seuil du monde
invisible et de l'éternité, on s'apercoit soudain de la
vanité de notre vie et des choses de ce monde.
III. AVANT QUE VIENNENT LA
NAUSÉE ET LA MORT
Faudra-t-il que la mort nous terrasse et nous
dépouille avant que nous ayons pu apprendre à
vivre et à revêtir Jésus-Chrîst ?
Si le salaire du péché c'est la mort, le don
gratuit de Dieu c'est la vie éternelle en Jésus-Christ
notre Seigneur, &tit saint Paul. (Rom.6 v23)
Ceux qui reçoivent Jesus-Christ dans leur
coeur sont les seuls ASUIVRÉ VRAIMÉNT LEUR
VIÉ !
Pour moi, certes la vie, c'est le Christ, et
mourir represente un gain disait le grand apôtre.
(Phil.1 v21).
Et quand l'heure flit venue de mourir pour
son Maître, il put dire sans regret et sans crainte : «
J'ai combattu jusqu'au bout le bon combat, j'ai
achevé la course, j'ai garde la foi. Et maintenant,
voici qu'est préparée pour moi la couronne de
justice, qu'en retour le Seigneur me donnera en ce
jour-là, Lui, le Juste Juge, et non seulement moi,
mais à tous ceux qui auront attendu avec amour son
apparition ». (IITim.4 v7-8)

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Arnis, croyez-le, vous dont « chaque instant
de la vie est un pas vers la mort sans Christ, vous
n'aurez pas vécu et, au moment de tout quitter, si ce
n'est pas avant déjà, vous aurez cette fameuse «
nausée » dont pane J.-P. Sartre.
Ne voulez-vous pas sans tarder, faire le
point dans votre vie en vous posant ces simples
questions :
1° Quelle place Dieu occupe-t-Il aujourd'hui
dans ma vie ?
2° Pour quelles choses Dieu m'amènerait-Il
en jugement, si je devais mourir ce soir ?
CONCLUSION
Si vous comprenez soudain que quelque
chose ne va pas entre vous et Dieu, que tout n'est
pas en ordre dans votre vie et qu'il Taut que cela
change, alors allez à Jesus ! Appelez-Le simplement
:demandez-Lui de vous reveler ce qu'll est, et
confessez-lui vos fautes et votre péché. Lisez,
écoutez et CROYEZ Sa Parole, et vous ne tarderez
pas à connaître Sa grace et Son sî grand amour :
Face au péché, vous aurez Sa délivrance.
Face a la souffrance vous aurez Sa joie.
Face a to mort vous aurez Sa paix.

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Face à la vie vous aurez un Ami, un Modèle et
un But : JESUS-CHRIST.
« Il n'y a pas, sous le ciel, d'autre nom donné
aux hommes, par lequel il nous faille être
sau-vés (Actes 4 v12)
Le recevoir et L'aimer, oui, c'est cela vivre, et
s'épanouir !
Que cette part soit la vôtre.
G.R.
Du même auteur
« Etre chrétien»
« Le Christ inconnu»
« Les leçons de Marie, Mere de Jesus»
«Jesus revient! Es-tu prêt?»
« Mediocrite ou Sainteté?»
« Révolté ?... Resigné ?... Vainqueur?...»
« Donnez gloire a votre Dieu !»
« Un message de Dieu aux Veuves»
« L'Unite du Corps de Christ»
« Le vrai visage de l'affliction»
1.
Dieu est-II responsable du Oche?
2.
L'Athéisme pratique
3.
Croyance ou foi
4.
Connaissance ou Obéissance
5.
Que pensez-vous du Christ?
6.
Peut-on naître de nouveau?

Page 22
7.
L'homme face a la souffrance
8.
L'homme face a la mort
9.
Vivre
10.
L'homme et Sa destinée
11.
Le Monde et Sa destinêe
12.
L'Eglise et sa destine
13.
lsrael et sa destinêe
Au Canada:
Chez l'auteur: 1745 Cedar Avenue
Montreal (Quebec)
H3G 1A7
En Europe:
« Le Refuge» 21, a
y
. Cernuschi
06100 Nice (France.)
© G. Racine, 1988